Conclusion
Les propositions présentées ici sont de nature à poser la mixité comme une richesse et non plus un obstacle en EPS. Un enseignement commun s'appuyant sur le respect des différences de chacun tout en « visitant » les caractéristiques des autres permettent in fine l'amélioration performative et personnelle de chacun.
Au final, nous rejetons les barèmes différenciés - souvent choisi en EPS - qui relèvent d'un choix stratégique et d'une idéologie naturaliste qui ne va pas dans le sens de la dynamique scolaire engagée en faveur de l'égalité.
D'autres voies sont envisageables afin de ne pas nier pour autant la différence de niveau due aux apprentissages genrées. Une égalité de traitement serait de renforcer les apprentissages des filles dans les pratiques physiques (plus d'heures plus de moyens) et ainsi palier aux différences culturelles.
L'autre voie serait de continuer à questionner le type d'apprentissage à évaluer en éducation physique et sportive tout en étant conscient que d'une part notre enseignement et nos évaluations produisent des effets sur la construction sociale sexuée de nos élèves et ce que d'autre part nos représentations stéréotypiques des filles et des garçons se reproduisent dans les modalités d'évaluation.
Si performance physique et/ou niveau d'habileté acquis restent les référents prioritaires en éducation physique et sportive, gageons que les différences entre les deux sexes, offrent au final de véritables processus vicariants d‘apprentissage et permettent au final une formation au savoir vivre ensemble prometteuse.
COMPLÉMENT :
- les données statistiques accessibles en ligne dans “Filles et garçons sur le chemin de l'égalité de l'école à l'enseignement supérieur”
- l'article de P.Liotard, C. Ottogalli-Mazzacavallo, L'éducation du corps à l'école, Mouvements, normes et pédagogies, 1881 – 2011, Ed. AFRAPS, 2012.








